Elysée 2.0

Seit einiger Zeit weiß man: der Elysée-Vertrag wird bald erneuert! Doch was bedeutet dies?

Am 22. Januar 1963 unterzeichneten Bundeskanzler Adenauer und der französische Präsident de Gaulle den Elysée-Vertrag, der den Weg für die deutsch-französische Freundschaft bahnte. Wie es der aktuelle französische Präsident Emmanuel Macron es in seiner nun bekannten Europa-Rede an der Sorbonne ankündigte, soll nun ein zweiter Elysée-Vertrag folgen. Mit dem Auftrieb, den nationalistische Tendenzen heute in Europa erleben, ist dies ein konkretes Statement: die deutsch-französische Partnerschaft soll in Zukunft einen europäischeren Kurs einschlagen.

Ursprünglich für das 55. Jubiläum des Vertrages geplant, also Januar 2018, musste der neue Vertrag wegen der sich in die Länge ziehenden Koalitionsverhandlungen in Deutschland auf das Ende des Jahres verschoben werden. Anstelle eines fertigen Dokuments bleibt uns heute eine gemeinsame Resolution des Bundestags und der Assemblée Nationale, dem französischen Parlament. Dies ermöglicht uns jedoch trotzdem jetzt schon, uns ein Bild von den zukünftigen gemeinsamen Schritten des Tandems zu machen.

Wichtige Garanten der langlebigen und nachhaltigen Kooperation zwischen den zwei Ländern sind Bildung und Kultur. Daher sollen zukünftig Bildungsabschlüsse in beiden Ländern gleich anerkannt werden, der gegenseitige Sprachunterricht gefördert werden und weiterhin gemeinsame Bildungsprogramme entwickelt werden. Das soziale Spektrum der deutsch-französischen Kooperation soll erweitert werden, durch deutsch-französische Berufsschulzentren oder einen grenzüberschreitenden Praktikantenstatus. Was die Kultur betrifft, wird der deutsch-französische Sender ARTE weiter unterstützt und 10 deutsch-französische Kulturzentren, organisiert von den Goethe Instituten und Instituts Français, sollen geschaffen werden.

Eine große Rolle im neuen Vertrag spielt die Wirtschaft, mit dem Ziel, bis 2024 einen integrierten deutsch-französischen Binnenmarkt – durch Abbau administrativer und sprachlicher Hürden – zu erschaffen. Gemeinsame Arbeitnehmerrechte, Arbeitsschutzbedingungen und Mindestlöhne, mit der Perspektive, diese auf die EU zu erweitern, sind hier das Ziel. Soziale Standards sollen zukünftig so ausgeglichen werden, dass Leben und Arbeiten grenzüberschreitend ohne Unterschiede möglich wäre. Weiterhin besteht die Ambition, zusammen ein Global Playerder Innovation zu werden. Eine Digitalunion soll gegründet werden, die als Ziel hat, die Grundrechte in der digitalen Gesellschaft zu sichern sowie höchste Standards in der Cybersicherheit zu garantieren. Aber auch im Bereich der Künstlichen Intelligenz und in alternativen Antrieben wollen sich Deutschland und Frankreich zusammen engagieren, immer mit der Aussicht, die gemeinsamen Projekte in Zukunft auch in Kooperation mit weiteren EU-Staaten auszubauen.

Auch Außenpolitik darf in einem solchen Vertrag nicht fehlen: Die Errichtung eines „Europe qui protège“ (Europa, das schützt), so Macrons Worte, darf nicht ohne Deutschland und Frankreich passieren. In außen- und sicherheitspolitischen Fragen soll die Kooperation so vertieft werden, dass ein ständiger Austausch und gemeinsame militärische Standards entstehen. Die Ziele des Pariser Klimaschutzabkommen sollen ebenfalls zusammen erreicht werden.

Was die Zivilgesellschaft angeht, bleibt der Vertragsentwurf etwas dünn, trotz der Ankündigung, es gäbe einen Bedarf „das geeinte Europa und die deutsch-französische Freundschaft für alle Bürgerinnen und Bürger im Alltag besser erlebbar“ zu machen. Erfreulich sind aber die angekündigte vertiefte Unterstützung des Deutsch-Französischen Jugendwerks (DFJW). Zudem sollen für Ende 2018 geplante Bürgerbefragungen zur Zukunft Europas stattfinden. Auch die Städtepartnerschaften sollen weiter gefördert werden, unter anderem anhand neuer, digitaler Impulse. Die Resolution bleibt hier jedoch vage.

Als junger Teil der deutsch französischen Zivilgesellschaft ist der DFJA der Meinung, dass die Unterstützung der Bürgerinitiativen als unentbehrliche Basis der deutsch-französischen Beziehungen eine wichtigere Rolle spielen sollte. Wir fordern daher die Einrichtung eines europäischen Vereinsstatus, der es transnationalen Initiativen ermöglichen würde, als Einheit zu existieren, sowie den Abbau administrativer Hürden, um als Verein mehr Fördergelder für laufende Projekte oder Startergeld für neue Initiativen zu erhalten. Wir begrüßen zwar einerseits die Kooperation der beiden Länder auf politischer Ebene – andererseits dürfen dabei aber nicht die Bürgerinnen und Bürger vergessen werden, ohne deren Engagement die Beziehung zwischen beiden Ländern nicht in der derzeitigen Form bestehen könnte.

 

Une refonte du traité de l’Elysée a été annoncée depuis quelques temps! Mais qu’est-ce que cela signifie donc exactement?

Le 22 Janvier 1963, le chancelier allemand Adenauer et le président de Gaulle signaient le traité de l’Elysée, document fondamental de l’amitié franco-allemande. Comme le président Emmanuel Macron l’a annoncé lors de son désormais célèbre discours sur l’Europe à la Sorbonne, un nouveau Traité de l’Elysée verra bientôt le jour. Dans un contexte de recrudescence de tendances nationalistes en Europe aujourd’hui, cette décision est un symbole fort à leur encontre. Le partenariat franco-allemand visera demain un cap décidément européen.

Prévu à l’origine pour le 55ème anniversaire du traité, en janvier dernier, le nouveau traité a dû être repoussé pour fin 2018, à cause de la longue période de formation d’une coalition gouvernementale stable en Allemagne. En lieu a été publiée une résolution commune de l’Assemblée Nationale et du Bundestag, le parlement allemand. Celle-ci nous permet d’esquisser les principaux traits des prochains pas du tandem franco-allemand.

Deux des garants assurant la longévité de la coopération entre les deux pays sont certainement l’Éducation et la Culture. A cet effet, il est prévu de reconnaître les diplômes de la même façon dans les deux pays, de faire avancer l’apprentissage de la langue voisin et de continuer de créer des programmes académiques et scolaires communs. La diversité des personnes touchées par le franco-allemand doit être élargie à travers l’instauration de centres de formation professionnelle franco-allemands ou un statut de stagiaire franco-allemand. Concernant la culture, il est question d’approfondir le soutien d’Arte entre autres et d’ouvrir dix centres culturels franco-allemands, sous la tutelle commune des Instituts Goethe et des Instituts Français.

 L’économie occupe une place majeure dans le nouveau projet de traité, avec comme phare l’instauration d’ici 2024 d’un marché commun franco-allemand totalement intégré, à travers l’abolition de barrières administratives et linguistiques. L’instauration de droits du travail et d’un salaire minimum communs, entre autres, sont ici le but, avec la perspective d’être élargi au reste de l’Union Européenne. Les standards concernant les droits sociaux et le travail devront être égalisés de façon à permettre de vivre et travailler sans différence majeure à travers la frontière. Un grand changement est également l’ambition nouvelle de devenir un acteur incontournable de l’innovation. Une union digitale est prévue, afin de protéger les droits fondamentaux dans l’ère digitale et garantir les plus hauts standards de cybersécurité. L’intelligence artificielle et les carburants alternatif sont aussi des secteurs dans lesquels la France et l’Allemagne comptent investir ensemble, dans l’optique d’élargir ces projets communs également aux autres pays européens.

 Des mesures communes en politique étrangère sont également un incontournable des relations entre la France et l’Allemagne. La construction d’une « Europe qui protège », selon les mots d’Emmanuel Macron reste une priorité pour les deux pays. Ainsi la coopération en politique étrangère et de défense sera approfondie, afin d’établir une concertation permanente et des standards militaires communs. Concernant les traités internationaux, les deux pays ont promis de s’efforcer d’atteindre les objectifs de la COP21 ensemble.

 Concernant la société civile, l’esquisse du traité reste vague, malgré la mention du besoin « que l’Europe unie et l’amitié franco-allemande doivent être mieux perceptibles, au quotidien, par l’ensemble des citoyens ».  De bonnes nouvelles cependant sont l’annonce du soutien approfondi de l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse), ainsi que le soutien de consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, prévues fin 2018, devant aider à orienter une Union Européenne souvent critiquée. Les jumelages également seront soutenus, entre autres à travers la création de nouvelles possibilités numériques de se coordonner. La résolution reste cependant vague sur ce point.

 En tant que jeunesse dans la société civile franco-allemande, la CFAJ est de l’avis que le soutien d’initiatives citoyennes, en tant que base fondamentale des relations franco-allemandes, devrait occuper une plus grande place dans ce nouveau traité. Ainsi, nous demandons la mise en place d’un statut d’association européenne, qui encouragerait des initiatives transfrontalières unifiées, et l’abolition de barrière administratives pour le financement de projets associatifs ou même des budgets pour des nouvelles initiatives prometteuses. Nous saluons la coopération des deux pays sur le plan politique. Cependant l’engagement des citoyens et citoyennes, sans lequel les relations entre les deux pays ne pourraient exister sous leur forme actuelle, ne doit pas être oublié.

Danke an Julien für seinen Beitrag!
Merci à Julien pour son article !

 

Foto/Photo: By Ex13 [CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], from Wikimedia Commons

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/26/%C3%89lys%C3%A9e_Palace_2009.JPG

 

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